Suivi de la campagne Earthdawn des Lions de Pierre, 5ème saison et de leurs avatars à Metal adventures.
 
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 Chapitre 61 - Le complot des cultistes

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Valérian
Éclaireur humain et questeur d'Astendar
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MessageSujet: Chapitre 61 - Le complot des cultistes   Dim 23 Sep - 9:56

Chapitre 61 – Le complot des cultistes
 
 
Alors que j’étais de retour dans la salle centrale de l’auberge, j’avisai Ghorghor, Tom et son trio attablés au comptoir, devant une collection de pintes. Je songeai à aller me rafraîchir un brin avant de rejoindre Eliora au moment où une espèce d’hurluberlu descendait les escaliers avec une mine effrayée et venait droit vers moi. Intrigué, Ghorghor vint me rejoindre. Il me semblait qu’il s’agissait du barde Radomir.
« J’ai besoin de votre aide ! Vous semblez débrouillards et je ne pense pas que vous en fassiez partie. Vous allez m’aider ? nous supplia-t-il avec une angoisse palpable dans la voix.
- Doucement ! Vous aidez à faire quoi ? Et nous ne faisons pas partie de quoi ? m’enquis-je avec un froncement de sourcils presque aussi imposant que celui de Ghorghor.
- Il faut me protéger !  Ils veulent me tuer !
- Mais qui ça "ils" ? insistais-je.
- Les cultistes bien sûr ! Ils m’ont retrouvé ! me répondit-il avec un soupçon d’hésitation, en baissant la voix et en regardant frénétiquement dans toute la pièce.
Je le pris par la manche et nous allâmes nous installer à une table. La mine très agitée du barde allait finir par attirer l’attention.
- Bon sang, mais expliquez-vous un peu mieux ! Qui sont ces cultistes et pourquoi en ont-ils après vous ? le questionnai-je lentement, espérant le calmer un peu.
- Disons que… hum… je faisais partie de leur groupe il y a quelques années, mais je me suis enfui quand j’ai compris qui ils étaient vraiment. J’étais jeune, rebelle et je voulais m’amuser, mais j’ai finalement compris que leurs projets n’étaient pas drôles du tout.
- C’étaient des adorateurs d’Horreurs ? demanda Ghorghor, sans masquer sa répugnance.
- Ils ne l’auraient pas avoué, mais… oui ! répondit Radomir dans un souffle.
- Y’en a ici ? gronda le nain.
- Oui, oui ! J’en ai tué un, mais je suis sûr qu’il y en a d’autres, avoua le troubadour en tremblant un peu.
- Hein ? C’est vous qui avez tué le nain et l’avez déposé dans la chambre de mon ami ? intervins-je.
- Heu… oui !
- Quoi ?! C’est quoi cette histoire de nain dans ma chambre ? Y’avait personne dans ma chambre ! s’exclama Ghorghor, sans cacher son étonnement.
Je me rendis compte que je n’avais même pas eu le temps de lui parler de cela.
- Hum…ce monsieur a tué un des voyageurs – un nain – et l’a déposé dans ta chambre puisque la porte était ouverte et que tu ronflais dans ton lit.
Ghorghor cherchait visiblement à raccrocher les souvenirs vagues qu’il avait de sa fin de soirée avec ceux de son réveil.
J’en profitai pour poursuivre mon interrogatoire de Radomir.
- Et que vous veulent-ils ces cultistes ? Vous faire revenir dans leur bande ?
- Pas tout à fait. Ils veulent des renseignements sur Gravine, mais je n’ai pas envie de les aider à lui nuire car elle m’a toujours bien traité.
- Pourquoi ne pas aller la voir et lui expliquer la situation ? demanda Ghorghor en revenant dans la conversation.
- Ce n’est pas si simple. Si je ne les aide pas, ils me balancent à Gravine en révélant que je faisais partie de leur groupe. Et si je les dénonce, je me dénonce en même temps. J’ai pas envie de mourir et j’ai pas envie de perdre mon boulot ! Il faut m’aider, me supplia-t-il en s’accrochant à ma manche.
- D’accord, on va vous aider. Retournez dans votre chambre et je vais…
- Non ! Je ne veux pas retourner dans ma chambre. Je ne m’y sens pas en sécurité.
- Mais il y a des gardes dans le couloir qui veille sur vous, tentai-je de le raisonner.
- J’ai pas confiance. Et puis, eux-mêmes m’ont révélé qu’un type bizarre était venu rôder devant ma porte tout à l’heure, ajouta-t-il en tremblant de nouveau.
- Hum… je crois bien que le type bizarre, c’était moi. Je remontais la piste, ajoutai-je pour tenter de le rassurer.
- C’est pareil ! Si vous m’avez trouvé, ils peuvent aussi le faire !
- D’accord, je vais vous laisser ma chambre pour le moment.
- Ho ? T’es sûr Valérian ?
Ghorghor ne semblait pas convaincu par l’histoire du troubadour. Pour ma part, je ne lui accordais aucune confiance, mais je n’avais pas noté d’incohérence dans ses explications.
- Mais oui, répondis-je en tendant la clé de ma chambre à Radomir.
Frappé par une réflexion, je retirai vivement la clé juste avant que la main du troubadour ne se referme dessus.
- Hé !?
- Attendez ! Il faut que je règle un problème dans ma chambre avant de vous la laisser.
- Un problème ? Toi aussi, t’as un cadavre ? demanda Ghorghor.
- J’espère bien que non », répondis-je en m’engouffrant déjà dans les escaliers.
 
Je retrouvai Eliora qui commençait à somnoler. Je lui indiquai que nous allions finalement tous les deux dans sa chambre, car j’avais besoin de donner la mienne. Elle fronça les sourcils mais ne demanda rien, encore un peu endormie et visiblement résignée à mon comportement étrange. Je raccompagnai l’elfe dans sa chambre, puis récupérai ensuite Radomir pour l’amener dans ma chambre en lui demandant de s’enfermer et que, non, je ne resterai pas avec lui pour le protéger. Je filai retrouver Eliora.
Enfin !
 
Cette fois, elle était bien réveillée et elle me fixait d’un regard peu amène.
« C’est bon ? Tu as fini de sauver le monde ? Tu penses pouvoir m’accorder quelques minutes dans ton emploi du temps de héros ?
En deux phrases, elle avait résumé ma vie de ces quatre dernières années.
- J’y compte bien, très chère !
Je me rendis aussi compte que je n’avais toujours pas fait le brin de toilette prévu et je craignais que ma compagnie ne soit pas aussi agréable que je l’aurais souhaité. Mais si je ressortais maintenant, nul doute qu’Eliora me fermerait sa porte définitivement. Quoi qu’il en soit, elle ne manifesta rien à ce propos.
- Il faudra aussi que nous ayons un petit entretien sérieux sur certaines choses, m’avertit-elle alors que je m’approchais d’elle.
- Ah ? Et tu la préfères avant ou après cette conversation ? répondis-je doucement.
- Avant ou après quoi ? minauda-t-elle
La garce m’avait chauffé pendant la moitié de la soirée, s’était installée dans ma chambre et maintenant elle tentait de sauver les apparences. Avec elle, rien n’allait de soi ni n’était gratuit. Elle devança ma réponse par une seconde interrogation.
- Tu peux me parler de ton luth et de la pierre bleue qui s’y trouve ?
Là, elle me prit complètement au dépourvu. Je la fixai pendant plusieurs secondes sans bien comprendre.
- Heu… mon luth ? Pourquoi tu t’y intéresses ?
Elle avait senti ma méfiance et cela ne fit que renforcer sa détermination.
- S’il te plaît Valérian…
Son ton n’avait plus rien de taquin et il n’y avait aucune malice ni calcul dans son regard qui était presque… implorant ?
- Très bien, si tu veux. J’ai récupéré cette pierre dans le trésor d’un pirate. Je m’étais aperçu que sa forme correspondait à un emplacement vide sur mon luth et, effectivement, il s’emboîtait parfaitement dedans.
Pour appuyer mes propos, je récupérai l’instrument et le posai sur le lit entre nous deux.
- Et que sais-tu sur cet instrument ? insista-t-elle.
Elle avait tendu la main, comme hypnotisée, vers le luth et en caressait délicatement les formes et les gravures. Elle semblait fascinée par la pierre étoilée. De mon côté, étant lié magiquement et spirituellement à cet instrument, j’avais l’impression de sentir ses attouchements sur mon propre esprit et sur mon corps, me laissant dans un état second. L’attitude d’Eliora éveillait ma curiosité mais pas seulement. Savait-elle quelque chose à ce propos ? Pouvait-elle m’aider à progresser ou serait-elle un obstacle de plus ? Pour le moment, je ne ressentais aucun danger de sa part, bien au contraire. Je lui racontai donc un fragment de ce que je savais.
- Ce luth appartenait à un prince elfe du nom de Kervala. Il lui fut offert par sa femme, la sorcière Larkspur. Kervala régnait sur la cité d’Andelin et… Eliora ?
Son trouble avait grandi au fil de mes courtes explications et elle avait carrément fondu en larmes à l’évocation de la cité elfique perdue. Un tel comportement chez elle était très étonnant. Je l’enlaçai et tentai de la réconforter de mon mieux.
Soudain, des cris de femme retentirent dans l’auberge, nous faisant sursauter tout deux et mettant un terme à l’émotion de l’instant. J’aurais pu feindre de l’ignorer, mais il faut reconnaître que les moments romantiques s’accompagnent assez mal de cris de détresse. Je soupirai, relâchai Eliora tout en essuyant ses joues humides puis me relevai en promettant de revenir dès que possible. Encore secouée de légers sanglots, elle se contenta de hocher une fois la tête.
 
Il n’y avait vraiment pas moyen d’avoir dix minutes de calme dans cette fichue auberge ! Les bruits venaient du coin des ioposiens. Je parvins à approcher de la chambre d’où venaient les cris. Il y avait déjà deux gardes, une servante qui sortait en étouffant ses pleurs, et Ghorghor. Sur le sol, il y avait aussi le cadavre de Bruno, un couteau dans le dos. Ghorghor revint vers moi en m’informant discrètement qu’il lui semblait que c’était mon couteau qui avait été utilisé. Je vérifiai rapidement et m’aperçus effectivement qu’il n’était plus dans son fourreau. Vu les événements de la soirée, il m’était impossible de dire à quel moment il aurait pu disparaître.
J’aperçus plus loin que les amis du nain mort arrivaient également. Mû par une intuition, j’utilisai ma vision astrale sur eux et je notais que la trame de l’archère elfe était floue. Pendant ce temps, la noble de Iopos était arrivée et discutait avec les gardes. Malheureusement, l’un d’eux avait saisi la conversation entre Ghorghor et moi. Gravine porta son regard vers nous.
« Messieurs ! Auriez-vous quelque chose à voir avec cette affaire ? Est-ce bien votre couteau ?
Son ton était neutre, dépourvu d’hostilité. Pour le moment.
- En effet, votre honneur, cet objet m’appartient. Toutefois, vous conviendrez, comme moi, que je ferai un piètre assassin qui je laissais ainsi l’arme du crime à disposition des enquêteurs. N’importe qui dans cette auberge a pu me le subtiliser pendant la soirée, répondis-je sur le même ton raisonnable.
- Peut-être… néanmoins, sans la remarque imprudente de votre ami, qui vous aurait identifié comme propriétaire de cette arme ?
- Je ne doute pas que vous ayez quelque adepte compétent dans votre entourage capable de retrouver le propriétaire d’un objet.
Tout en discourant avec la jolie Gravine, je restais aux aguets. Je perçus que le médecin personnel de la noble ioposienne confiait au chef de la garde que le couteau n’était certainement pas l’arme qui avait tuée Bruno. 
- Admettons. Mais mes gardes affirment que vous rôdiez dans ce couloir il y a moins de deux heures. Aviez-vous une bonne raison d’être là ?
- Tout à fait, votre honneur. Je suivais une piste.
- Quelle piste, messire ? Soyez plus explicite pendant que vous le pouvez, poursuivit-elle en ajoutant une subtile nuance de menace.
- Celle du meurtre d’un client de l’auberge.
- Pardon ? Vous voulez dire que Bruno n’est pas le premier ?
Je tenais également à l’œil les deux copains du nain décédé. Je remarquai que l’elfe à l’aura trouble semblait tenir de sa main droite un objet qu’elle dissimulait dans ses vêtements. Vu les plis, l’objet semblait long et assez fin.
- Exact, votre honneur. Un nain a été tué dans cet établissement puis déposé dans la chambre de mon ami Ghorghor alors qu’il dormait, certainement victime d’une drogue.
- Votre affaire commence à être compliquée, Messire. La journée a été longue et ma patience n’est pas au mieux de sa forme. Allez droit au but, je vous prie. Dans votre intérêt.
- Tel est bien mon intention, votre grâce. Je suis parti de la chambre de mon ami puis j’ai remonté la piste jusqu’à la zone que vous occupez avec votre suite. »
Mes explications ne semblaient pas convaincre grand monde et l’assistance pensait que l’affaire était entendue et que Gravine tenait déjà son coupable. J’avais l’attention de tous, et notamment des gardes vigilants qui ne m’auraient pas laissé esquisser un pas en direction de leur patronne. J’avais fait un geste en direction de la chambre de Ghorghor, pour appuyer mon propos, puis un autre en direction de la chambre de Bruno. Alors que les personnes présentes suivaient mon geste vers la gauche, je fonçai vers la droite, esquivant souplement les obstacles présents sur ma trajectoire.
« Arrêtez-le ! » cria un garde.
« Je le veux vivant ! » ajouta Gravine, à mon grand soulagement.
Mais je n’allai pas loin et fonçai vers l’archère elfe que je jetai au sol tout en lui emprisonnant le bras droit. Elle tenta bien de se débattre mais trop tard. Comme l’assistance, elle avait été prise de court par mon action. Je fus bientôt saisi par les hommes d’armes de Gravine qui me redressèrent.
« Prenez garde à sa main droite » les prévins-je.
Curieux, ils aidèrent l’elfe à se relever tout en la fouillant. Comme je l’avais espéré, ils découvrirent sur elle un long poignard à la lame étrange. Le genre d’objet qui, contrairement à mon couteau trouvé entre les omoplates de Bruno, n’était visiblement pas fait pour débiter des tranches de carottes ou de saucisson. Plutôt le genre sacrifice rituel.
Gravine arriva à hauteur des gardes qui me tenaient.
« Cette histoire commence à être très compliquée et je suis fatiguée. Consignez l’elfe et son ami humain dans leur chambre. Placez cet homme et son ami nain sous bonne garde dans la chambre de Bruno. Toute cette affaire m’a privé de mon champion et je pense que ce nain – Ghorghor je crois ? - m’a l’air d’être un rude gaillard. Il est fort possible que je vous engage pour le remplacer. »
Elle avait déclaré tout cela de sa voix calme, mais avec plus d’autorité et de force que précédemment.
Était-ce un effet de la fatigue, mais je pensais voir un clin d’œil discret de la noble à mon encontre. Cela atténua la dureté de ses propos et donna une nouvelle perspective à l’ensemble de son discours. Elle nous savait innocents mais n’était pas prête à nous relâcher aussitôt.
Ghorghor et moi nous retrouvâmes bientôt bouclés dans la chambre du défunt Bruno. Des gardes avaient été placés sous la fenêtre. Eliora allait encore devoir attendre !
 
Alors que le calme était retombé, la plupart des clients étaient retournés dormir ou discutaient des derniers événements au comptoir de l’auberge, devant une chope. Ghorghor et moi étions également entre train d’échanger à ce sujet lorsque la porte s’ouvrit sans bruit. Nous nous relevâmes rapidement, sur nos gardes. Gravine entra silencieusement dans la chambre, suivie par la chef de sa garde personnelle qui referma la porte et s’y adossa sans nous quitter des yeux. Gravine s’approcha de nous et prit la parole à voix basse devant nos mines étonnées.
« Messieurs, je sais que vous êtes innocents, mais j’ai besoin de vous. Le meurtre de Bruno a pour objectif de m’affaiblir, car j’avais besoin de lui comme champion pour régler un différend par un duel. Me priver de mon représentant me place dans une situation fâcheuse. Celui – ou celle – qui a tué Bruno devra désormais s’en prendre à vous, Ghorghor, puisque je vous ai désigné à tous comme mon nouveau champion.
- Mais l’elfe et son ami sont consignés comme nous. Comment feront-ils pour venir ici ? s’enquit Ghorghor.
- Ils ne le pourront pas, du moins je l’espère. Ce piège n’est pas à destination des assassins déjà démasqués, mais de ceux qui sont encore dans l’ombre.
- Vous pensez donc qu’il y en d’autres ? intervins-je à mon tour, plus par envie de croiser son joli regard que par réel intérêt pour une réponse rhétorique.
- Je n’ai pas de certitude mais autant s’en assurer. Si votre nuit est paisible, nous serons fixés et je pourrai vous libérer.
- Vous n’avez donc pas besoin de mes services comme champion ? demanda Ghorghor avec une pointe de dépit.
- Pas vraiment, non, Ghorghor. Je ne vous connais même pas et je ne sais pas ce que vous valez comme combattant. Mon affaire étant d’importance, je préfère me fier à ce que je connais et je dispose d’autres serviteurs compétents et loyaux, ajouta-t-elle en coulant un regard vers la chef de sa garde.
Elle se recula d’un pas et nous adressa un léger sourire.
- Bonne chance, Messieurs. Et soyez prudents. »
Étrange parole venant de celle qui nous avait placés dans le rôle d’appât. Elle sortit avec sa gardienne aussi silencieusement qu’elle était entrée, ne laissant qu’un léger parfum de muguet dans son sillage.
  
Nous décidâmes de dormir à tour de rôle. Je pris le premier tour car j’avais tellement de choses en tête que je n’aurais pas pu dormir, de toute manière. Une fois encore, l’enchaînement des événements dans l’auberge depuis notre arrivée ressemblait à une vaste blague dont nous serions les victimes. L’arrivée de la sœur de Ghorghor avec son amant puis celle de Tom et sa bande, la présence d’Eliora, le complot des cultistes à l’encontre de Gravine.
Mon ami armurier dormait depuis à peine une demi-heure lorsque je perçus de discrets bruits dans la cheminée. Je me dirigeai dans un recoin sombre à l’opposé de Ghorghor. L’assaillant ne devait pas être grand pour passer par là. Et, en effet, je vis bientôt apparaître la fine silhouette d’un sylphelin. Il avait un gros poignard à la main – enfin, gros pour un sylphelin ! – et voletait résolument vers mon ami endormi. Je chargeai l’ennemi de dos et le blessai tout en criant pour réveiller Ghorghor. Bien que touché, le sylphelin entama un combat de harcèlement en profitant du mobilier, notamment du dessous des lits qui lui étaient facilement accessibles du fait de sa petite taille. Il en rejaillissait par un autre pour nous attaquer et blessa superficiellement le nain au passage. Je me demandai pourquoi il poursuivait ses attaques face à deux adversaires plus puissants que lui. Lorsque je vis, Ghorghor tituber, je compris que son arme était empoisonnée et qu’il me fallait en finir au plus vite.
Bien que blessé, mon compagnon d’armes continua à se battre et le petit assaillant finit bientôt par être neutralisé par nos assauts conjugués alors que je lui interdisais la fuite par la cheminée.
 
Les gardes ioposiens arrivèrent bientôt pour récupérer le prisonnier. Ils le fouillèrent et lui ôtèrent la plupart de ses affaires. À un moment, son image se brouilla et le sylphlin redevint celle qu’il était vraiment, à savoir Glimbrin, la sylpheline joueuses de cartes. De mon côté, j’aidais de mon mieux Ghorghor en lui donnant une des potions de notre réserve. Malgré cela, il plongea bientôt dans un coma fiévreux. Bientôt, un soigneur ioposien vint s’occuper de lui et il sortit toute une collection de potions et cataplasmes.  
La nuit était désormais bien avancée. Eliora devait dormir sur ses deux oreilles. Par ailleurs, je n’avais pas le cœur d’aller la rejoindre alors que mon ami agonisait dans son lit. Je m’installai donc sur le lit voisin et tentai de me reposer, même si beaucoup de choses tournaient encore dans ma petite tête.
 
Il faut croire que le relâchement de la tension nerveuse fut suffisant, car je m’endormis assez rapidement d’un sommeil sans rêves. Je m’éveillai quelques heures plus tard ; le soleil était déjà bien levé. J’allai examiner Ghorghor et constatai que son souffle était régulier. Le guérisseur avait visiblement fait du bon travail.
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